Chroniques·Classique·One-Shot

Notre coeur

« Aimer beaucoup, comme c’est aimer peu ! On aime, rien de plus, rien de moins. »

notre coeur

 

Auteur : Guy de Maupassant.

Éditions : Le Livre de Poche (Les Classiques de Poche).

Genre : Classique.

Année de sortie : 1890.

Nombre de pages : 286.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

 

Mon avis :

Maupassant est mon auteur « doudou ». Autrement dit, quand je ne sais pas quoi bouquiner, j’achète un de ses romans et je le lis. Je trouve que cet auteur est tellement confortable et agréable à lire que je ne me lasse jamais de découvrir ses œuvres. C’est donc tout naturellement que j’ai acheté et lu « Notre cœur », son dernier roman.

Mariolle est introduit par Lamarthe, un ami, dans le salon de la belle et jeune veuve, Madame de Burne. Cette femme est un être froid et sans cœur. Entourée de sa petite cour masculine, elle aime manipuler et plaire aux hommes et adore les voir souffrir. Naturellement, elle séduit Mariolle qui tombe éperdument amoureux d’elle. Toutefois, cet amour est à sens unique ce qui le désespère. Il fait donc tout pour gagner ses faveurs et devenir son favori.

Ce roman a été rapide à lire. Le nombre de pages peu élevé et la fluidité du style de l’auteur a grandement favorisé la promptitude de ma lecture. Je ne l’ai d’ailleurs que plus appréciée. En effet, c’est vraiment agréable de temps en temps de pouvoir lire un classique court. Je trouve que cela repose après un gros pavé. Toutefois, ce classique, malgré sa petitesse, a été intense et profond. J’avoue que je ne suis pas ressortie indemne de ma lecture. Maupassant raconte tellement bien les sentiments qu’une personne peut éprouver, que j’aie été dérouté et happé par ce surplus d’émotions et de sensations nouvelles. C’est comme si j’avais vécu avec les personnages et à travers eux. C’est donc une pure beauté de sentimentalisme que Maupassant offre à nos sens. Je trouve également que l’histoire est assez simple dans l’ensemble. Après tout, ce n’est qu’une « romance dramatique » comme beaucoup d’auteurs classiques font. Cependant, l’histoire devient belle et unique grâce au style que propose l’auteur.

Je ne me suis pas attachée aux personnages, car je ne me suis pas forcément identifiée à eux. En effet, Mariolle est trop sentimental, Madame de Burne trop insensible, Lamarthe trop calculateur et ainsi de suite. Toutefois, j’ai trouvé que chacun avait un trait de caractère qui ressortait particulièrement. D’ailleurs, j’ai eu l’impression que l’auteur le faisait exprès pour que l’on fixe principalement notre attention sur ses petits détails. Je pense que l’écrivain cherche à inciter le lecteur à aller plus loin dans son roman. Il le conduit jusque dans la psychologie humaine. Effectivement, ses personnages ont des traits de caractère qui sont très identifiables et humains. Cela les rend donc familiers, mais également remarquables et irremplaçables. C’est comme si Maupassant nous envoyait un message. Il ne veut pas qu’on les oublie et surtout qu’on s’attache à eux puisque personne n’a voulu de lui. Cette œuvre est donc aussi très personnelle. En effet, quand il écrit son roman, il est gravement malade et meurt de folie trois ans plus tard. Chaque personnage semble être un bout de Maupassant et leurs traits de caractère particulier, une de ses faiblesses.

Néanmoins, je trouve, qu’en accentuant tellement ses traits de caractère, je ne me suis plus que concentrer sur eux. L’histoire et la romance sont donc passées au second plan ce qui a légèrement gâché la beauté de ce roman selon moi. Toutefois, ce n’est que mon simple ressenti. Après tout, chacun apprécie et lit à sa façon.

Pour conclure, cette œuvre est une œuvre rapide et très agréable à lire. Maupassant, pour ce dernier livre, se dépasse et offre une merveille d’émotions et de sensations à son lecteur. De plus, son style est toujours aussi fluide, simple et confortable à lire. J’ai donc adoré découvrir ce roman, malgré un surplus de détails.

Un roman profond et intense.

 

Chroniques·Les Chevaliers d'Émeraude·Sagas

Les Chevaliers d’Émeraude, tome 1 : le feu dans le ciel

« Parfois, l’amour est éphémère. D’autre fois, il est profond et tenace. Peu importe le temps qu’il dure, il ne faut jamais le laisser passer. »

Les Chevaliers d'Emeraude tome 1

 

Auteure : Anne Robillard.

Éditions : Michel Lafon.

Genres : Jeunesse, Fantasy.

Année de sortie : 2003.

Nombre de pages : 341.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

 

Mon avis :

Cette saga fantasy traînait dans la bibliothèque de ma grande sœur quand j’étais plus jeune. Un jour, j’ai voulu la découvrir, mais impossible de la retrouver. Toutefois, en allant à la cave, je suis tombée par hasard sur celle-ci. J’ai donc décidé de monter tous les tomes chez moi et de commencer à les lire.

Après des siècles d’oubli, le roi Émeraude Ier refonde l’ordre des Chevaliers d’Émeraude. Cet ordre défend et protége les royaumes du continent d’Enkidiev de l’ennemi. Pour leur première mission, Wellan et ses frères d’armes sont envoyés au royaume de Shola. Cependant, à leur arrivée, l’armée d’hommes-insectes et de dragons d’Amecareth, l’empereur noir, a entièrement détruit Shola et ses habitants. Après des siècles de paix, l’ennemi est revenu sur le continent. Les sept chevaliers d’Émeraude sont donc les seuls à pouvoir protéger le royaume d’Enkidiev et percer le mystère qui entoure Kira, la jeune princesse de Shola.

Ce premier tome a un univers riche et développé. En effet, Enkidiev a été entièrement imaginé et conçu par l’auteure ce qui le rend encore plus magique et enchanteur. Penser qu’il sort de l’imagination d’une seule personne force l’admiration et le respect. Je salue donc le travail de l’auteure et les heures qu’elle a dû y passer. Son livre n’en est que plus solide et sérieux. Il est également captivant à découvrir et à parcourir puisque Anne Robillard décrit agréablement et efficacement. Je n’ai pas eu de mal à m’imaginer l’univers et à voyager dans ce monde. Ce premier tome fonctionne en nous donnant envie de lire le suivant.

Les personnages sont classiques, mais bien pensés et construits. Autrement dit, tous les types de héros sont présents. Il y en a donc pour tous les goûts. Dans ce premier tome, aucun personnage ne m’a réellement attiré, car Anne Robillard les développe doucement. On les découvre seulement puisque l’auteure ne dévoile que leur façade extérieure. On ne nous montre donc pas encore toute leur complexité et leur véritable identité. Cependant, un personnage m’a beaucoup agacé et frustré durant ma lecture. Il s’agit de Wellan, le « chef » des Chevaliers d’Émeraude et un des personnages principaux. Ce genre de héros n’est pas du tout à mon goût. Effectivement, je n’ai pas aimé son attitude et son comportement. Il se victimise trop et dramatise tout. Il est également trop sentimental, excessif et parfois même égoïste. De plus, ses choix sont déroutants et décevants. À certains moments, j’ai eu envie de le secouer pour le réveiller. J’espère donc qu’en apprenant à le découvrir plus en profondeur, je finirais par l’apprécier. Bien entendu, si vous aimez ce genre de personnages, Wellan est fait pour vous.

Néanmoins, je trouve que ce livre à quelques longueurs. Par exemple, l’auteure prend son temps pour décrire son monde et ses personnages. C’est tout à son honneur et le lecteur n’est pas perdu dans la progression de sa lecture. Toutefois, Anne Robillard se concentre plus sur ce point-là que sur l’histoire. Le récit est long et s’enlise.

Pour conclure, c’est un bon début de saga où l’univers se construit doucement, mais sûrement. Il est captivant et l’auteure m’a fait agréablement voyager dans son monde. Ce roman a donc beaucoup de potentiel et donne envie de poursuivre. Cependant, il y a quelques longueurs qui ont un peu freiné ma lecture et son appréciation.

Un premier tome riche en découvertes.

 

Chroniques·Classique·One-Shot

Anna Karénine

« Celui qui possède une femme et qui l’aime vraiment connaît mieux la femme que celui qui en a possédé des milliers. »

Anna Karenine

 

Auteur : Léon Tolstoï.

Éditions : Le Livre de Poche (Les Classiques de Poche).

Genre : Classique.

Année de sortie : 1877.

Nombre de pages : 1032.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

 

Mon avis :

Étant un grand classique de la littérature russe, ce livre m’a été chaudement recommandé et conseillé par mes professeurs de lettres modernes. J’ai donc tenté l’expérience et me suis lancée dans la lecture de ce roman. Elle fut longue, mais intéressante.

Anna Karénine se rend à Moscou afin de réconcilier son frère, Stiva Oblonsky et sa femme, Dolly. À la gare, elle rencontre le jeune comte Wronsky dont elle tombe éperdument amoureuse. Femme fidèle d’un haut fonctionnaire de la société tsariste et mère aimante, Anna tente de lutter contre la passion dévorante qu’elle éprouve pour le jeune comte. Cependant, elle finit par céder et s’abandonner avec bonheur à cet amour scandaleux et destructeur.

En débutant ce pavé, j’étais remplie d’a priori. Je pensais lire encore un énième classique long et ennuyeux. J’avais tort. Ce livre a été une agréable surprise et une belle découverte puisque je ne m’attendais pas à être autant happée par l’histoire. L’amour qu’éprouve Anna pour Wronsky m’a beaucoup touchée. Il était beau et si intense que, parfois, j’en ai eu le souffle coupé. La romance et le drame sont donc les points centraux de ce récit, mais pas seulement. En effet, j’ai aussi aimé découvrir et plonger dans cette Russie tsariste que je trouve fascinante et intéressante. J’ai donc été ravie d’en apprendre plus sur cette époque.

Anna Karénine est le seul personnage auquel je me sois attachée. Je ne sais pas si je peux parler d’attachement. J’ai plus eu de la pitié ou de l’admiration pour elle. Au début de notre histoire, c’est une femme fière et belle. Elle dégage une telle aura que je n’ai vu qu’elle. Puis, elle se dévoile et se donne entièrement à son amant. C’est le début de la fin. Ainsi, tout au long de son récit, Tolstoï la rend vulnérable auprès de Wronsky, mais également auprès de son lecteur. J’ai particulièrement apprécié cela. C’est donc un personnage que j’ai plus admiré et essayé de cerner. Cette femme perdue m’a peiné et a su toucher ma corde sensible. À côté d’Anna, les autres personnages m’ont semblé fades et ordinaires. Comme s’ils n’avaient pas leur place dans ce récit ou de véritable légitimité face à cette grande dame.

La plume de Tolstoï est magnifique. Son style est fluide, lent et agréable. Il arrive à sublimer son histoire et ses personnages, et à transmettre des émotions et des messages à son lecteur jusque dans sa façon d’écrire. C’est tout ce que j’apprécie chez un auteur. J’ai également été fascinée de constater la puissance que pouvait avoir l’amour. Anna aime tellement Wronsky que s’en était, parfois, aberrant pour moi. Elle m’a donc fait découvrir ce que le mot amour signifiait véritablement. Tolstoï se base sur la vie de sa voisine pour écrire son récit. Il rend ainsi ce roman plus humain, vrai, touchant et personnel. Tout au long de ma lecture, j’ai donc eu l’impression d’être intime avec l’auteur et ses personnages.

Pour comprendre la situation de chaque personnage, le début du récit est nécessaire. Toutefois, il est bien trop long et détaillé ce qui m’a un peu ennuyée. D’autres passages sont également longuets et assez répétitifs. Cela a donc cassé mon rythme de lecture et mon envie d’en savoir plus. Selon moi, les trente dernières pages m’ont semblé inutiles.

Pour conclure, Anna Karénine est un personnage attachant à sa manière et, comme son auteur, un grand monsieur. Malgré quelques longueurs et passages inutiles, l’histoire a su me happer, le style de l’auteur me toucher et l’univers tsariste me plaire énormément. Ce premier classique russe est donc une agréable surprise.

Une belle découverte.

 

Chroniques·Fantastique·Jeunesse·One-Shot

Les sept étoiles du Nord

« Trois tours à gauche, à droite un demi. Avec une clef aussi noire que la nuit. La magie s’éveille, les membres se déplient et voilà que l’enfant volée m’obéit. »

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Auteure : Abi Elphinstone.

Éditions : Gallimard (Jeunesse).

Genres : Jeunesse, Fantastique.

Année de sortie : 2019.

Nombre de pages : 292.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♡ ♡

 

Mon avis :

La couverture de ce livre m’a immédiatement attirée. Je l’ai trouvé belle et travaillée. Néanmoins, j’ai mis du temps à me décider à le lire, car le résumé était trop centré sur le genre jeunesse. J’avais donc peur que l’histoire me déçoive. Finalement, j’ai craqué et j’ai acheté ce roman.

Le royaume d’Erkenwald est gouverné par la maléfique reine des Glaces qui joue de son orgue à voix chaque matin. Flint, un jeune inventeur de la tribu des Fourrures, quitte Fonracine et se rend au palais de Frimamord pour libérer sa mère. Arrivé au palais, il tombe sur Eska qui est retenue par la reine dans une boîte à musique. Il décide de la libérer, mais il est obligé de fuir pour ne pas être capturé à son tour. Il ramène Eska dans sa tribu où les autres membres ne veulent pas d’elle. Eska est donc forcée de s’en aller. Toutefois, Flint décide de la rejoindre et de partir à l’aventure avec elle. Ensemble, ils se lancent dans un voyage éprouvant et merveilleux qui les mènera des monts Éternels jusqu’aux confins du monde.

Ce roman jeunesse est facile et rapide à lire. Je l’ai lu d’une traite et en moins d’une journée. L’histoire est sympathique et mignonne. Elle est remplie d’actions, de découvertes et de rebondissements. Je ne me suis donc jamais ennuyée. J’ai également adoré l’univers polaire que l’auteure a su créer. Il était magique, soigné et très travaillé. Ce livre m’a fait penser à une réécriture de conte nordique, comme La Reine des neiges, ou à un clin d’œil au premier tome de Narnia avec la présence de la méchante reine des glaces. Cet univers polaire était intéressant à découvrir et surtout innovant. En effet, il n’est pas souvent utilisé par les auteurs dans leurs romans. J’ai donc beaucoup aimé cette nouveauté qui a su me captiver. Ce livre a su m’étonner puisque je ne m’attendais pas à autant de poésie et de beauté dans ses paysages. J’ai pu clairement les imaginer et les voir se dessiner sous mes yeux. J’avais l’impression d’y être. Cela m’a agréablement surpris. Ma lecture a donc été belle, fluide, rapide et sans prise de tête.

D’un point de vue général, je n’ai pas été attiré par les personnages. À mon goût, ils manquaient ce petit quelque chose qui les rend attachants. Par exemple, je n’ai pas eu envie de m’attacher à Eska et à Flint. Pourtant, ce sont les deux protagonistes de l’histoire. Ils sont agréables à suivre dans leurs aventures. J’ai apprécié de les découvrir et de les connaître, mais c’est tout. J’ai trouvé cela dommage et je ne peux toujours pas expliquer complètement mon ressenti. L’auteur m’a donc laissé sur ma faim au niveau du développement de ses personnages. Cependant, certains protagonistes m’ont plus, notamment Blu, la petite sœur de Flint. Elle reste mon personnage préféré, car c’est une petite fille adorable et touchante de par les difficultés auxquelles elle fait face. Je trouve remarquable que l’auteure, à travers un récit jeunesse fantastique, est eu l’idée d’un personnage tel que Blu. Les compagnons et animaux de nos protagonistes, comme Balapane ou Caillou, participent également à l’ambiance lumineuse et adorable de ce livre.

Néanmoins, le genre jeunesse est trop marqué dans ce roman. Cela a confirmé mon pressentiment et m’a dérangé dans ma lecture, car je l’ai trouvé un peu ennuyeuse par moment. Pourtant, je ne suis d’habitude pas dérangé par le côté jeunesse, mais là, je ne sais pas pourquoi, ça n’a pas fonctionné. J’ai trouvé assommant que tout soit trop propre et lisse ce qui ne laisse pas de place à la surprise. Toutefois, ce n’est que mon ressenti. Je le conseille aux jeunes adolescents et aussi aux adultes. Je vous invite donc à le lire pour vous faire votre propre opinion, car vous pourriez trouver le genre jeunesse pas si dérangeant que ça. Honnêtement, cela dépend de vos goûts personnels.

Pour conclure, j’ai adoré l’univers que dégagent ce roman et le travail qu’a fourni l’auteure sur celui-ci. L’histoire est pleine de rebondissements et d’actions. On ne s’ennuie pas vraiment pour ce qui est du déroulement des découvertes. Les paysages sont également très bien décrits. Néanmoins, je trouve que les personnages ne sont pas complètement développés et que le roman est trop jeunesse à mon goût.

Un roman jeunesse, mignon et poétique.
Chroniques·Classique·Coups de coeur·One-Shot

Les Liaisons dangereuses

« Ces mots tracés au crayon s’effaceront peut-être, mais jamais les sentiments gravés dans mon cœur. »

Les Liaisons dangereuses

 

Auteur : Pierre Choderlos De Laclos.

Éditions : Flammarion (GF).

Genre : Classique.

Année de sortie : 1782.

Nombre de pages : 549.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

 

Mon avis :

Ce classique est une lecture que mon professeur de littérature du dix-huitième siècle m’a vivement recommandée. J’ai donc suivi son conseil et j’ai acheté ce roman. J’avais également hâte de le lire puisque c’est un des deux siècles que j’affectionne particulièrement pour les classiques. 

Le roman s’ouvre sur une lettre de la jeune Cécile de Volanges qui sort du couvent afin de se marier au comte de Gercourt. La marquise de Merteuil, amie et parente des Volanges, apprend ce projet et décide de se venger de son ancien amant, le comte de Gercourt. Elle demande donc au vicomte de Valmont, son ami et ancien soupirant, de pervertir la jeune Volanges. Valmont refuse. Il est retenu chez sa vieille tante par la Présidente de Tourvel, jeune femme dévote et vertueuse, qu’il souhaite séduire et conquérir. Le vicomte finira par accepter afin de se venger de Madame de Volanges qui a mis en garde son amie sur la réputation de celui-ci.

Ce classique est un roman épistolaire que j’ai beaucoup aimé. Cet échange de lettres entre les différents personnages apporte un petit plus au livre, car cela crée un roman sans vrai point de vue. Cela rend donc notre lecture particulière puisqu’on se fait sa propre opinion sur chaque personnage sans avoir la subjectivité d’un autre protagoniste. L’histoire et les différentes romances sont également prenantes et intéressantes. Même si ma préférée reste celle du Vicomte de Valmont et de la présidente de Tourvel. Certes, leur romance est malsaine et tragique, mais elle est aussi belle et attachante. En effet, j’ai souffert, aimé et pleuré avec Madame de Tourvel et j’ai découvert une autre sorte d’amour, été indécise et confuse avec le vicomte de Valmont. Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai compris peu à peu ces deux personnages et me suis attachée à eux. Ce roman est donc addictif et passionnant. On ne peut s’empêcher de tourner les pages.

Les deux protagonistes principaux sont le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil. Ce sont deux êtres détestables, mais uniques en leur genre. Au début, j’ai eu beaucoup de mal à les comprendre et à les cerner. Ils étaient méchants et malsains selon moi. Puis, j’ai été emporté par l’histoire et à la fin de ma lecture, je me suis même attachée au vicomte de Valmont, ce que je ne pensais pas possible au vu de son caractère et de son comportement. J’ai donc eu de l’affection pour lui, car il lui restait une part d’humanité qu’il l’a rendu moins monstre que Madame de Merteuil. Il sait toujours aimer à l’inverse de la marquise qui ne ressent plus rien. Cependant, je pense que la marquise de Merteuil est un merveilleux personnage à sa façon puisqu’elle joue parfaitement son rôle de méchante.

Néanmoins, je n’ai pas su apprécier le chevalier de Danceny que j’ai trouvé assez pauvre et banal en tant que protagoniste récurrent. Sur ce point-là, l’auteur m’a un peu déçu. La romance entre le chevalier de Danceny et Cécile de Volanges ne m’a également pas passionnée. Certaines fois, leur comportement et leur naïveté m’ont frustré et ennuyé profondément. J’avais envie de les secouer pour leur faire ouvrir les yeux sur la réalité des faits.

Pour conclure, j’ai beaucoup aimé ce classique que j’ai trouvé intéressant et unique. L’histoire, l’univers, le siècle et les protagonistes ont été passionnants à découvrir et à lire. C’est donc actuellement mon classique préféré. Toutefois, je n’ai eu qu’un léger coup de cœur pour ce livre puisque je reste un peu sur ma faim au niveau des personnages de Danceny et de Cécile de Volanges.

Un petit coup de cœur.

 

Chroniques·Fantasy·One-Shot·Romance·Young-Adult

Captive : Les nuits de Shéhérazade

« Je ne veux voir l’aube qu’avec toi. »

captive, tome 1

 

Auteure : Renée Ahdieh.

Éditions : Hachette.

Genres : Romance, Fantasy, Young Adult.

Année de sortie : 2015.

Nombre de pages : 426.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

 

Mon avis :

Il y a déjà un moment que j’ai lu ce livre, mais à l’époque, je l’ai tellement apprécié que j’aie voulu en faire une chronique sur le blog. Son apparence extérieure et son thème des mille et une nuit a beaucoup influencé mon envie de le lire. En effet, j’ai trouvé son thème peu commun et original.

Le calife Khalid Ibn al-Rashid est connu pour son extrême cruauté puisqu’il tue à chaque aube la femme qu’il a épousée la veille. En toute connaissance des faits, Shérazade se porte volontaire pour être sa future épouse. Shiva, la meilleure amie de celle-ci, est morte en devenant la femme du calife. Shérazade souhaite découvrir la raison de sa mort et la faire payer au calife. Elle met donc en place une stratégie : celle de raconter des histoires à n’en plus finir au roi, lui permettant ainsi de rester en vie jusqu’au lendemain. Pendant plusieurs jours, elle voit l’aube arriver sans jamais être tuée. Sa stratégie semble fonctionner, mais c’était sans compter l’amour qu’elle finit peu à peu par ressentir pour son nouvel époux.

Ce premier tome a reçu des avis mitigés. Certains ont été déçu et d’autres ont eu un coup de cœur. J’ai donc voulu lire ce roman pour me faire mon propre avis. Cette réécriture des contes des mille et une nuits m’a séduite. Je n’ai eu aucun problème à me glisser dans cet univers riche en rebondissements et en magie. Les différents points de vue ont rendu ce livre encore plus attrayant et la romance entre nos deux protagonistes m’a transportée. La boule au ventre : j’ai aimé, ris, pleuré et souffert avec Khalid et Shérazade.

Je me suis attachée à Khalid. Il était un peu comme un petit garçon qu’on a fait sortir brutalement de l’enfance. J’ai donc eu pitié de lui. Plus tard, j’ai doucement commencé à le comprendre, avant de finalement pouvoir l’apprécier. J’ai aussi beaucoup aimé Jalal, cousin et bras droit du calife. C’est un jeune homme plein d’humour et à la langue bien pendue. C’est l’un des personnages, après Khalid, qui m’a le plus touché et intrigué. De plus, j’ai apprécié que l’auteure se focalise plus sur l’intégration de Shérazade dans le palais et l’histoire des jeunes épouses tuées à chaque aube que sur les scènes d’amour. La romance se développe donc doucement et n’apparaît que vers la fin du roman ce que j’ai trouvé logique et assez bien mené.

La beauté des descriptions de l’extérieur et l’intérieur du palais m’ont charmé. L’auteure a su parfaitement dépeindre cette ambiance orientale. J’avais l’impression d’y être et de faire partir intégrante du palais. À travers ses descriptions et ses senteurs, Renée Ahdieh a su me transporter dans son univers.

Néanmoins, la fin arrive trop vite. J’aurais aimé avoir un moment de transition. Cela aurait permis de mettre doucement en place les évènements finaux. Certes, les réponses à nos questions, nous sont enfin données, mais il y en a trop d’un coup. Cela m’a rendu un peu confuse. J’aurais également aimé que l’auteure développe encore plus cette culture orientale et ses mythes qui m’avaient séduites de prime abord.

Pour conclure, le thème de ce roman m’a immédiatement plus. J’ai trouvé assez original que l’auteure aborde l’Orient dans son histoire puisque très peu le font. Durant ma lecture, je suis passée par toutes sortes d’émotions : la joie, la tristesse, la surprise, l’étonnement, et même la sensualité, ce que je ne pensais pas possible. Si je devais décrire en un seul mot ce roman, je dirais donc : la sensualité. Ce livre n’est pas passé loin du coup de cœur.

Un roman magique.