Chroniques·Le Monde de Narnia·Sagas

Le Monde de Narnia, tome 1 : Le Neveu du magicien

« Narnia, Narnia, Narnia, réveille-toi. Aime. Pense. Parle. Que les arbres marchent. Que les bêtes parlent. Que les eaux divines soient. »

Le Monde de Narnia 1

 

Auteur : C.S Lewis.

Éditions : Folio (Junior).

Genres : Jeunesse, Fantasy.

Année de sortie : 1955.

Nombre de pages : 208.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♡ ♡

 

Mon avis :

Comme nombres de personnes, j’ai vu les trois volets cinématographiques de cette série livresque. Frustrée qu’ils les aient adaptés dans le désordre et qu’ils n’aient pas adapté les tomes suivants, j’ai voulu tous les découvrir en version papier. C’est ainsi que je suis tombée, comme par magie, sur l’intégrale de cette saga dans la bibliothèque de ma grande sœur. Je lui ai donc chipé et je me suis empressée de lire ce premier tome.

À Londres, une jeune fille prénommée Polly trouve la vie ennuyeuse jusqu’au jour où un nouveau garçon, Digory, emménage dans la maison d’à côté. Digory a été obligé d’aller vivre avec sa mère malade chez son oncle et sa tante pour des raisons financières. Les deux enfants font connaissance et deviennent rapidement amis. Chaque jour, ils se rencontrent et s’inventent de nouvelles aventures. Un après-midi, alors qu’ils jouent, ils tombent dans le bureau d’Andrew, le vieil oncle original de Digory. Celui-ci force les deux enfants à enfiler des bagues magiques qui les transportent instantanément dans un monde inconnu. C’est alors que commence la plus extraordinaire des aventures.

Ce premier tome a été long et laborieux, mais intéressant et agréable à lire. Ayant vu le premier volet cinématographique Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire Magique, j’ai beaucoup apprécié de découvrir la naissance de Narnia, son histoire et ses personnages. Ça a été vraiment plaisant de comprendre comment Narnia en est arrivée à ce qu’il est dans le second tome livresque et le premier volet cinématographique. Cependant, ce premier livre n’a pas énormément d’actions, si ce n’est pas d’actions du tout. Dans ce sens, il a été assez lourd, long et difficile à parcourir. De plus, la présence de nombreuses descriptions dans cet ouvrage a coupé mon rythme de lecture et le peu d’actions qu’il y restait, bien que j’entende le choix de l’auteur. En effet, il est évident que ses descriptions sont indispensables pour qu’un non-initié à Narnia comprenne son univers et son histoire. Ce premier tome est donc un tome d’introduction. D’ailleurs, cet univers est vraiment splendide et charmant à découvrir. On voit que l’auteur a pris du temps à le créer. C’est un monde très travaillé, très recherché et un des premiers que je trouve réellement original depuis longtemps. De fait, aujourd’hui, je considère que beaucoup d’univers dystopiques se ressemblent. Selon moi, Divergente, Red Queen, Hunger Games et bien d’autres ont quasiment la même base de création. C’est-à-dire que leurs mondes et leurs histoires sont assez similaires. Je précise que j’ai beaucoup aimé ses sagas et que je ne critique en rien le travail de ses auteurs. Je dis juste que leurs univers sont semblables sur un certain nombre de points. Par conséquent, j’ai trouvé rafraîchissant que l’auteur de Narnia ait fait un réel effort pour créer un univers nouveau et original. Cela m’a beaucoup plus et m’a incité à tourner les pages pour connaître la suite et en apprendre plus sur ce monde enchanté.

D’autre part, les personnages ne m’ont pas vraiment emballé ou séduit. Je n’ai donc pas su complètement m’attacher à eux. Je les ai même trouvés, quelques fois, fades et sans saveur. Ils n’avaient pas réellement de caractères ou de caractéristiques auxquelles on puisse s’identifier. J’ai eu l’impression qu’ils dataient d’un autre temps. C’est assez logique puisque cette saga a été écrite en 1955. Pourtant, d’habitude, je ne suis pas dérangé par cet élément-là puisque je suis même une grande amatrice de romans historiques et de classiques. Cependant, ici, cela n’a pas fonctionné, car les personnages  m’ont également paru pas finis, surtout, Polly et Digory, les personnages principaux. Ainsi, en plus du manque cruel d’actions et des nombreuses descriptions, cet élément-là a bloqué un peu plus ma lecture et m’a empêché de l’apprécier complètement.

Pour conclure, le manque évident d’actions, les nombreuses descriptions de Narnia et la fadeur des personnages principaux ont cassé le rythme de ce roman ainsi que de ma lecture. C’est regrettable, car Narnia est un univers sublime, original et qui se démarque des autres. Pour cela, je lirais le tome suivant et parce que c’est également le tome du premier volet cinématographique.

Un premier tome agréable, mais long et laborieux.

 

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Briar Université·Chroniques·Sagas

Briar Université, tome 1 : The Chase

« La façon dont les gens te perçoivent n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est le regard que tu portes sur toi. »

Briar U 1

 

Auteure : Elle Kennedy. 

Éditions : Hugo & cie (New romance).

Genre : Romance.

Année de sortie : 2019.

Nombre de pages : 398.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

 

Mon avis :

Je flânais de blog en blog à la recherche de nouvelles lectures, quand soudain, je suis tombée sur une chronique de ce livre. J’ai été surprise et contente d’apprendre qu’Elle Kennedy avait fait une suite à Off-campus. Ayant lu et apprécié cette première saga, je me suis empressée d’acheter en librairie le premier tome de la nouvelle.

Summer Di Laurentis, la petite sœur de Dean, intègre l’université de Briar après avoir été renvoyée de Brown. À son arrivée à Briar, Summer est contrainte de quitter sa sororité, car les filles de celle-ci ne veulent pas d’elle après les événements de Brown. Elle est donc obligée de devenir la colocataire de joueurs de hockey : Hunter Davenport, Colin Fitzgerald et Mike Hollis. Toutefois, rien ne se passe comme prévu puisque Summer est attirée inexplicablement par Colin Fitzgerald. De son côté, Fitz n’est pas persuadé que cette nouvelle colocataire sublime et sûre d’elle soit celle qu’il lui faut. Et pourtant, elle partage dorénavant sa maison.

Ce premier tome a été agréable à découvrir. C’était une romance sympathique et toute en légèreté. Tout ce que j’attendais de ce livre. D’ailleurs, j’avais besoin de souffler un peu après des lectures plus dures et intenses. Ce roman a donc répondu à mes attentes. Certes, cette romance contemporaine a été pleine de clichés, comme beaucoup de new romances aujourd’hui, mais j’ai eu plaisir à la lire. J’ai aussi beaucoup aimé retrouver l’univers de Briar et ses joueurs de hockey qui m’ont manqué et tant plus durant la saga Off-campus. Ce roman a donc été facile à lire et très addictif. À chaque fois que je tournais une page, j’avais envie de connaître la suite. Une fois installée dans mon lit, il m’a été impossible d’arrêter. L’histoire de Summer et Fitz m’a emporté. De plus, Elle Kennedy rend la lecture si agréable et fluide, de part son écriture, que les pages se tournent d’elles-mêmes. Elle réussit également à parler de sujets plus sérieux et difficiles, comme les troubles de l’attention ou le harcèlement sexuel, tout en les abordant de manière simple et concrète. Je pense que cela apporte un petit plus à son livre. Ce n’est plus qu’une simple romance.

Tous les personnages, principaux comme secondaires, m’ont immédiatement plus. Certes, ils étaient clichés, comme l’histoire, mais si attachants et charismatiques à leur manière qu’on ne peut qu’aimer les découvrir. De plus, aucun personnage ne m’a réellement déplu ou énervé ce qui est assez inattendu et rare pour ma part. Quand bien même, à certains moments, j’ai eu envie de taper ou secouer Hunter et Fitz pour leur comportement, si peu gentleman avec Summer. Néanmoins, je trouve que Fitz et Summer font un bon couple. Ils vont bien ensemble, tout en étant très mal assortis. En effet, Summer est déjantée, populaire et solaire, alors que Fitz est un garçon calme et discret. Tous les opposent, et pourtant, on prend plaisir à suivre l’évolution de leur histoire. J’ai également beaucoup apprécié les différents changements de point de vue qu’opère, Elle Kennedy dans son livre. Cela permet au lecteur d’apprendre à mieux connaître et comprendre Fitz et Summer. L’auteure continue donc à bien exploiter ses personnages, comme elle le faisait déjà dans la saga Off-campus.

Toutefois, Elle Kennedy m’a laissé un peu sur ma faim. Effectivement, après avoir tant apprécié sa première saga, je m’attendais à beaucoup et encore plus de sa nouvelle. Ce premier tome est un bon tome de départ et je lirai évidemment le second, mais, selon moi, Off-campus reste pour l’instant au-dessus de Briar Université.

En conclusion, j’ai passé un bon moment de lecture. Cette romance contemporaine a été agréable à lire et à découvrir. Certes, elle était remplie de clichés et de légèreté, mais elle réussit à aborder facilement des sujets plus sérieux et difficiles. J’ai également beaucoup aimé apprendre à connaître Summer et Fitz ainsi que leur histoire. Toutefois, j’ai toujours une petite préférence pour la saga Off-campus, même si Briar Univesité commence très bien.

Un bon tome de départ.

 

Chroniques·Les Wilde·Sagas

Les Wilde, tome 1 : La coqueluche de ces dames

« Cet homme était une menace pour la bonne société.
Une menace attirante, certes, mais une menace quand même. »

Les Wilde 1

 

Auteure : Eloisa James. 

Éditions : J’ai Lu (Pour elle – Aventures & passions).

Genres : Romance, Historique.

Année de sortie : 2018.

Nombre de pages : 373.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♡ ♡

 

Mon avis :

Je flânais de blog en blog à la recherche d’une romance historique sympathique à lire quand j’ai finalement trouvé mon bonheur sur le blog de A book catcher. Sa chronique m’a tellement emballée que la semaine d’après, j’avais ce livre en ma possession.

Lord Alaric Wilde, explorateur et auteur de romans épiques, rentre en Angleterre après de nombreuses aventures. À son arrivée à Londres, une foule l’attend pour l’accueillir en héros. Contrarié par sa nouvelle célébrité, il rentre à Lindow Castle, le domaine familial, où il fait l’agréable connaissance de Mlle Willa Ffynche, une jeune aristocrate. Toutefois, Mlle Willa Ffynche est immunisée contre sa célébrité et ses histoires romanesques. Et bien sûr, rien n’est plus excitant qu’une femme qui résiste et se dérobe.  

En ouvrant cette romance, j’ai trouvé de la légèreté et un livre sans prise de tête. Tout ce que je réclamais de cette lecture. Bien que ce roman ait été agréable à lire et à découvrir, il m’a aussi rendu très confuse, car l’histoire semblait stagner par moments et à d’autres être trop rapide. Ce rythme étrange m’a donc déstabilisé et a apporté, selon moi, de la lourdeur au livre. C’est dommage, car cette romance historique avait beaucoup de potentiel. En effet, malgré ces petits défauts, l’auteure est arrivée à sortir son épingle du jeu, en nous proposant une romance agréable et qui retient l’attention du lecteur.

On a également plaisir à découvrir les personnages, même si leurs traits de caractère sont très stéréotypés et courants. D’ailleurs, je n’ai pas su m’attacher à Lord Alaric en particulier pour cela. Je l’ai trouvé trop agaçant et frustrant dans son comportement. En effet, il était plus macho et dominant que virile et attirant. Quelque chose m’a donc gêné dans ce personnage. À l’inverse, j’ai préféré Lord North, qui semble avoir été plus travaillé et développé en profondeur par l’auteure. Effectivement, Lord North dégage une aura bien plus douce et attirante que son frère, tout en restant masculin et charismatique. Je l’ai trouvé plus inoubliable et unique. Malgré leur similitude, Lord North et Lord Alaric sont donc deux personnages diamétralement opposés. J’ai également préféré Lavinia et Diana à Mlle Willa. Il semble qu’à cause des personnages principaux de ce roman, je n’ai pas su complètement apprécier ce premier volet. Toutefois, malgré ce petit désappointement, le second tome me fait toujours envie.

D’autre part, la relation entre Lord Alaric et Mlle Willa est, selon moi, développée très abruptement et est à la limite du ridicule. En effet, parce que Mlle Willa est la seule femme à ne pas l’aduler, il commence à éprouver des sentiments pour elle. La raison pour laquelle, ils s’intéressent l’un à l’autre semble donc assez tirée par les cheveux. L’auteure aurait très bien pu utiliser cette idée intéressante d’une autre manière afin de mieux l’intégrer au récit. Je n’aurais alors pas remarqué autant ce petit point de l’histoire.

Pour conclure, cette romance historique a été agréable et sympathique à lire. J’ai eu plaisir à découvrir l’histoire et ses personnages, même si certains petits défauts, comme le comportement de Lord Alaric et le rythme étrange de ce roman, m’ont déstabilisé et m’ont empêché d’apprécier totalement ma lecture. Ce premier volet m’a donc un peu déçu, malgré son fort potentiel.

Une lecture mitigée.

 

Chroniques·Les Chevaliers d'Émeraude·Sagas

Les Chevaliers d’Émeraude, tome 1 : le feu dans le ciel

« Parfois, l’amour est éphémère. D’autre fois, il est profond et tenace. Peu importe le temps qu’il dure, il ne faut jamais le laisser passer. »

Les Chevaliers d'Emeraude tome 1

 

Auteure : Anne Robillard.

Éditions : Michel Lafon.

Genres : Jeunesse, Fantasy.

Année de sortie : 2003.

Nombre de pages : 341.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

 

Mon avis :

Cette saga fantasy traînait dans la bibliothèque de ma grande sœur quand j’étais plus jeune. Un jour, j’ai voulu la découvrir, mais impossible de la retrouver. Toutefois, en allant à la cave, je suis tombée par hasard sur celle-ci. J’ai donc décidé de monter tous les tomes chez moi et de commencer à les lire.

Après des siècles d’oubli, le roi Émeraude Ier refonde l’ordre des Chevaliers d’Émeraude. Cet ordre défend et protége les royaumes du continent d’Enkidiev de l’ennemi. Pour leur première mission, Wellan et ses frères d’armes sont envoyés au royaume de Shola. Cependant, à leur arrivée, l’armée d’hommes-insectes et de dragons d’Amecareth, l’empereur noir, a entièrement détruit Shola et ses habitants. Après des siècles de paix, l’ennemi est revenu sur le continent. Les sept chevaliers d’Émeraude sont donc les seuls à pouvoir protéger le royaume d’Enkidiev et percer le mystère qui entoure Kira, la jeune princesse de Shola.

Ce premier tome a un univers riche et développé. En effet, Enkidiev a été entièrement imaginé et conçu par l’auteure ce qui le rend encore plus magique et enchanteur. Penser qu’il sort de l’imagination d’une seule personne force l’admiration et le respect. Je salue donc le travail de l’auteure et les heures qu’elle a dû y passer. Son livre n’en est que plus solide et sérieux. Il est également captivant à découvrir et à parcourir puisque Anne Robillard décrit agréablement et efficacement. Je n’ai pas eu de mal à m’imaginer l’univers et à voyager dans ce monde. Ce premier tome fonctionne en nous donnant envie de lire le suivant.

Les personnages sont classiques, mais bien pensés et construits. Autrement dit, tous les types de héros sont présents. Il y en a donc pour tous les goûts. Dans ce premier tome, aucun personnage ne m’a réellement attiré, car Anne Robillard les développe doucement. On les découvre seulement puisque l’auteure ne dévoile que leur façade extérieure. On ne nous montre donc pas encore toute leur complexité et leur véritable identité. Cependant, un personnage m’a beaucoup agacé et frustré durant ma lecture. Il s’agit de Wellan, le « chef » des Chevaliers d’Émeraude et un des personnages principaux. Ce genre de héros n’est pas du tout à mon goût. Effectivement, je n’ai pas aimé son attitude et son comportement. Il se victimise trop et dramatise tout. Il est également trop sentimental, excessif et parfois même égoïste. De plus, ses choix sont déroutants et décevants. À certains moments, j’ai eu envie de le secouer pour le réveiller. J’espère donc qu’en apprenant à le découvrir plus en profondeur, je finirais par l’apprécier. Bien entendu, si vous aimez ce genre de personnages, Wellan est fait pour vous.

Néanmoins, je trouve que ce livre à quelques longueurs. Par exemple, l’auteure prend son temps pour décrire son monde et ses personnages. C’est tout à son honneur et le lecteur n’est pas perdu dans la progression de sa lecture. Toutefois, Anne Robillard se concentre plus sur ce point-là que sur l’histoire. Le récit est long et s’enlise.

Pour conclure, c’est un bon début de saga où l’univers se construit doucement, mais sûrement. Il est captivant et l’auteure m’a fait agréablement voyager dans son monde. Ce roman a donc beaucoup de potentiel et donne envie de poursuivre. Cependant, il y a quelques longueurs qui ont un peu freiné ma lecture et son appréciation.

Un premier tome riche en découvertes.